mardi 24 mai 2011

1


Vent de folie sur ma chevelure hirsute
brouillard et vagues existentiels
auréole de pierres et de sables
sur cœur-parleur cœur-rêveur cœur timide

Au coin de la rue le réverbère éteint
une mouette blanche et noire
perchée sur sa cime
la pleine lune présage une rencontre

à l'aube

La mouette dans son envol précipité
abat ses ailes sur ce vent
qui renvoie l'écho de son au revoir
comme le contact des lèvres inconnues
dont le souvenir s'étouffera
dans les nuages du petit matin
le soleil les faisant fondre
en une pluie fine et mélodieuse
dont la gloire ne sera point éphémère



2




La lutte contre le malin
comporte des tours et des courses
de l’étonnement au vide
dans l’intelligence d’une révérence
choisie sourire aux lèvres
Au soleil la blancheur
dissimule par reflets et étincelles
la forme de ses dents

Il a toute la place
quand les chats se ressemblent
pour déféquer à son aise
dans les étourdissements les plus absurdes
à notre gré-insu
l’apparence faussée de la réalité
imposée, née ou acceptée à regret
laissant un doute planant
qui laisse tout assiégé en image de lui-même

Les gestes simples
d’ habitude domestiqués
dès lors sont surveillés à tout moment
corrigés ou machinalement exécutés
Image synthétique de l’apparence réactive
face à sa propre destinée
qui ne laisse supposer aucune gloire
Parole du malin